Vous avez déjà demandé quelque chose à ChatGPT et obtenu une réponse vague, trop longue ou à côté de la plaque ? Dans la plupart des cas, l’outil n’y est pour rien : c’est la demande, le « prompt », qui manquait de précision. Bonne nouvelle, savoir comment faire un bon prompt s’apprend vite. Voici une méthode simple en 5 éléments, des exemples prêts à adapter à votre travail et les erreurs à éviter.
Qu’est-ce qu’un prompt, et pourquoi sa qualité change tout
Un prompt est la consigne que vous donnez à une IA générative comme ChatGPT, Claude, Gemini ou Copilot. L’IA ne connaît ni votre métier, ni votre client, ni le ton de votre entreprise : elle ne sait que ce que vous lui écrivez. Plus votre consigne est claire et complète, plus la réponse est utile du premier coup, et moins vous passez de temps à corriger.
Comment faire un bon prompt : la méthode en 5 éléments
Un bon prompt de travail contient généralement ces cinq éléments. Vous n’avez pas besoin de tous les utiliser à chaque fois, mais plus la tâche est importante, plus ils comptent.
- Le rôle : qui l’IA doit-elle incarner ? « Tu es assistant commercial dans une PME de services. »
- Le contexte : la situation, le public, l’objectif. « Un client attend son devis depuis une semaine, il est mécontent. »
- La tâche : ce que vous attendez, avec un verbe d’action. « Rédige un e-mail d’excuse qui propose un rendez-vous téléphonique. »
- Le format : longueur, structure, ton. « 120 mots maximum, ton professionnel et chaleureux, vouvoiement. »
- Les contraintes ou exemples : ce qu’il faut éviter, un modèle à suivre. « Ne promets pas de remise. Voici un e-mail que j’apprécie : … »
Assemblé, cela donne : « Tu es assistant commercial dans une PME de services. Un client attend son devis depuis une semaine et il est mécontent. Rédige un e-mail d’excuse qui propose un rendez-vous téléphonique cette semaine. 120 mots maximum, ton professionnel et chaleureux, vouvoiement. Ne promets pas de remise. »
10 exemples de prompts pour le travail
Remplacez les éléments entre crochets par votre situation. Pensez à retirer toute donnée personnelle ou confidentielle avant de coller un texte.
- Compte rendu : « Voici mes notes de réunion en vrac : [notes]. Rédige un compte rendu structuré en trois parties : décisions, actions avec responsable et date, points en suspens. »
- Résumé : « Résume ce document en 5 points clés pour un directeur qui a deux minutes, puis liste les 3 questions qu’il devrait poser. [texte] »
- Reformulation : « Reformule ce paragraphe pour qu’un client non spécialiste le comprenne, sans jargon, en gardant le sens exact. [texte] »
- Préparation de réunion : « Je rencontre [type d’interlocuteur] pour [objectif]. Propose un ordre du jour de 45 minutes et les objections probables avec une réponse pour chacune. »
- Formule Excel : « Dans Excel, la colonne A contient des codes clients et l’onglet Clients associe code et nom. Écris une formule qui affiche le nom, ou “Inconnu” si le code n’existe pas, et explique-la ligne par ligne. »
- Publication LinkedIn : « Rédige trois accroches différentes pour une publication LinkedIn annonçant [événement], pour un public de [cible]. Ton sobre, sans émojis. »
- FAQ client : « À partir de ces questions reçues par e-mail [liste], rédige une FAQ de 8 questions avec des réponses courtes et précises. »
- Plan de présentation : « Propose le plan d’une présentation de 10 diapositives sur [sujet] pour [public], avec le message clé de chaque diapositive. »
- Relecture : « Relis ce texte et signale les fautes, les phrases trop longues et les passages ambigus, sans réécrire le texte. [texte] »
- Brainstorming : « Donne 10 idées de [objectif], classées de la plus simple à la plus ambitieuse, avec pour chacune le principal risque. »
Améliorer une réponse : dialoguez
Un prompt n’est pas une commande unique. La meilleure réponse vient souvent au deuxième ou au troisième échange. Quelques relances efficaces :
- « Avant de répondre, pose-moi les questions dont tu as besoin. »
- « Propose trois versions : une courte, une détaillée, une plus directe. »
- « Critique ta propre réponse : qu’est-ce qui pourrait être faux ou manquer ? »
- « Garde la structure mais rends le ton plus formel. »
Les erreurs les plus fréquentes
- Être trop vague : « fais-moi un mail » laisse l’IA deviner le destinataire, le but et le ton.
- Tout demander en une fois : découpez les tâches longues en étapes.
- Coller des données sensibles : noms de clients, contrats, données RH ou chiffres confidentiels n’ont rien à faire dans un outil grand public. Anonymisez.
- Ne pas vérifier : une IA générative peut inventer un chiffre, une source ou une règle avec beaucoup d’assurance. Relisez toujours, et vérifiez les faits.
ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot : faut-il écrire différemment ?
Non, pas fondamentalement. Les principes sont les mêmes pour tous les assistants : rôle, contexte, tâche, format, contraintes. Les différences tiennent surtout aux fonctions proposées (lecture de fichiers, recherche sur le web, intégration à Word ou Excel pour Copilot) et aux règles de confidentialité de chaque offre. Une bonne méthode de prompt fonctionne partout.
Aller plus loin
Savoir formuler ses demandes est la compétence de base pour gagner du temps avec l’IA. Pour vous entraîner sur vos propres cas, avec une formatrice en direct, découvrez notre formation prompt engineering d’une journée. Si vous débutez avec l’IA, la formation ChatGPT et IA générative au quotidien est un bon point de départ. Et pour utiliser ces outils sans exposer vos données, voyez la formation RGPD et IA.
